L'histoire du t-shirt

Publié par designedbybob.fr Admin le

L'incroyable histoire du t-shirt

designedbybob histoire du t-shirt

 

JUSQU'AUX ANNEES 1960

Le t-shirt fait son apparition à la fin du 19ème siècle.
Appelé "maillot de corps" ou encore "tricot de peau" il est alors exclusivement utilisé en tant que sous-vêtement.

Porté principalement sous l'uniforme militaire ou le bleu de travail, il permet de réduire les frottements des vêtements plus épais sur la peau.
100% coton, il réduit et absorbe la transpiration. Il est également très facile d'entretien. Résistant mais bien moins lourd que les autres tissus de l'époque, il est plus facile à laver et sèche plus rapidement. Il peut ainsi être lavé plus souvent et à moindre coût.

Plusieurs écrits suggèrent que l'armée américaine présente à l'époque en Europe aurait découvert le t-shirt auprès de soldats de la Royale Navy ou bien encore auprès de certains ouvriers européens (principalement anglais et français) qui portaient la pièce de coton sous leurs habits. Séduits par ses propriétés, les militaires américains l'auraient ensuite importé aux Etats-Unis.

Légèrement retravaillé par les Américains, le t-shirt, uniquement blanc et à col rond, fait officiellement son entrée comme pièce de l'uniforme des soldats de l'US Navy dans les années 1910. Son usage est alors strictement réglementé, il doit être exclusivement porté comme sous vêtement, impérativement caché sous un autre vêtement.
Déplié, à plat, ce sous-vêtement a la forme d'un T, c'est ainsi qu'il prend tout naturellement le nom de T-shirt (shirt = chemise en anglais.)

Aux Etat-Unis, au cours des années 20, son usage commence à être progressivement détourné, de plus en plus de vétérans le portent sans le couvrir d'une autre pièce.
Il fait également son apparition au sein de quelques équipes sportives qui l'adoptent essentiellement, dans un premier temps, pour ses qualités techniques (absorption de la sueur, réduction des frottements, légèreté, confort etc.) qui permettent d'augmenter les performances de ceux qui le portent.
C'est d'ailleurs grâce au développement de la pratique de sport, notamment auprès de la bourgeoisie américaine, que l'usage du t-shirt commence à se démocratiser.

Porté par les GIs, le t-shirt arrive (ou fait son retour !) en Europe lors de la Seconde Guerre Mondiale et prend un caractère plus universel.
A la même époque, en 1942, LIFE, célèbre magazine met en couverture la photo d'un GI arborant fièrement un t-shirt blanc sur lequel on peut lire "Air Corps Gunnery School." Le vêtement gagne alors en visibilité.

 

Mais ce n'est que dans les années 50 que le t-shirt passe officiellement de vêtement réglementé et fonctionnel - de dessous - à celui de véritable vêtement, voire de pièce de mode.
Ce changement de statut se fait notamment grâce à 2 films cultes :

  • en 1951, "Un tramway nommé désir" adaptation cinématographique de la pièce de théâtre, où l'on voit Marlon Brando porter un t-shirt blanc à col légèrement échancré
  • puis en 1955, "la fureur de vivre" avec James Dean qui porte lui aussi un t-shirt blanc, cette fois-ci avec un col rond.

histoire du t-shirt cinema

Marlon Brando | James Dean 

 

    Le t-shirt blanc devient vite le symbole de toute une génération, l'étendard d'une nouvelle culture jeune, anticonformiste, rebelle, voire même d'une subculture, celle de ceux qui se perçoivent comme outsiders.

    Son incroyable succès finit par le faire rentrer un peu malgré lui dans la culture dite mainstream. Mais quand quelque chose devient mainstream, les subcultures trouvent toujours le moyen de s'approprier, de réinventer, pour conserver leur côté subversif, confidentiel, cher aux personnes qui s'y identifient.

    Ce renouvellement va notamment être possible grâce à l'utilisation de teintures, de peintures et d'encres et à l'apparition des t-shirts teints ou imprimés.

     

    ANNEES 60

    Au début des années 60, en pleine guerre du Vietnam, dans un contexte de contestations, les manifestations anti-guerre se multiplient.
    Le mouvement hippie, véritable contre-culture, prend naissance et se développe très rapidement. Les gens voyagent de plus en plus et de nombreuses communautés se forment un peu partout aux Etats-Unis.
    Les hippies rejettent en masse le conformisme et le consumérisme de la société américaine. Ils prônent la paix, la liberté, une sexualité libérée sans tabous.
    Pacifistes, ils expriment leur opposition au système, à travers des actions non violentes, à travers la musique, la poésie ou encore la prise de drogues psychédéliques.

     

    Pour eux, le t-shirt blanc, mainstream, a une connotation bien trop militaire avec laquelle ils souhaitent rompre radicalement.
    Ils se mettent donc à teindre leurs t-shirts pour casser cette image bien trop propre et rigide. Ils les tordent, les enroulent sur eux-mêmes, les trempent dans des teintures aux couleurs vives et créent ainsi ces célèbres t-shirts psychédéliques. C'est ce qu'on appellera la technique du tie-dye.

     

    t-shirts psychédélique tie dye 

    T-shirts psychédéliques tie dye - années 60


    Parallèlement au tie-dye, certains artistes s'approprient à leur tour le t-shirt blanc, qu'ils traitent comme une toile vierge.
    Il n'y a alors aucune règle définie, aucune norme en matière de design.
    Libres de toute contrainte, ils peignent selon leur inspiration, n'importe quel motif, n'importe où sur le t-shirt.
    Le vêtement se personnalise de plus en plus, on recherche l'originalité, la pièce unique, qui donne l'impression d'avoir été spécialement faite pour eux.

     

    Progressivement, on passe de peintures basiques à l'utilisation d'encres plus techniques, notamment à base de plastique ( comme le plastisol.) La sérigraphie est née.
    Puis les artistes qui peignaient jusqu'alors à même le t-shirt, bien souvent au pinceau, découvrent que s'ils impriment leur dessin sur un support papier, le retournent, le placent sur le t-shirt et chauffent le dessin à l'aide d'un fer à repasser, l'encre réchauffée se fond à la matière du t-shirt et le motif ou dessin est ainsi transféré. Le technique du transfert est inventée !

    L'apparition de cette technique présente de nombreux avantages: elle permet premièrement d'éviter de ruiner un certain nombre de t-shirts, donc de réduire considérablement les coûts de fabrication et permet également de reproduire des dessins d'une plus grande qualité, en plusieurs exemplaires.

    Un peu à la manière des tatoueurs aujourd'hui, les artistes commencent à se constituer des books, des catalogues de leurs dessins dans lesquels leurs clients choisissent de motif qu'ils souhaitent imprimer sur tel ou tel t-shirt.

     

    On peut dorénavant porter le dessin, le logo, slogan ou message que l'on souhaite et afficher ainsi ses valeurs ou ses goûts musicaux.
    Le t-shirt est devenu un véritable vecteur d'identité qui a le pouvoir de connecter les différentes subcultures qui existent entre elles.
    Il permet aux gens de se reconnaître et de se regrouper autour de symbole, messages ou de valeurs communes.

     

    ANNEES 70

    Révolutionnaire dans les années 60, le mouvement hippie finit lui aussi, inévitablement, par devenir mainstream.
    De nombreux groupes musicaux, musiciens, élevés au rang d'icônes ont fini par devenir malgré eux, la nouvelle norme.
    Pour de nombreuses personnes le "Peace & Love" et sa musique s'enlisent dans une sorte de nouveau conformisme, assez "mou du genou."


    Pour certains le mouvement a atteint ses limites et il est temps que la rupture avec la société et la révolte s'expriment plus franchement, de façon beaucoup plus frontale.
    Il s'agit de provoquer, de déranger, de choquer pour faire enfin réagir la société. Dénoncer le Système dans son ensemble : le consumérisme, les dogmes religieux, le racisme, la précarité etc.

    On assiste surtout en Europe, après Mai 68, à l'expansion de groupes anarchistes et à l'émergence du Punk.
    Une nouvelle fois, le t-shirt se réinvente et fait sa révolution à travers la musique.
    Cette révolution a lieu principalement en Angleterre où 2 groupes viennent bouleverser la scène musicale : les Sex Pistols et The Clash.

     

    sex vivienne westwood sid vicious

    Punk | Malcom MacLaren | Sid Vicious et Johnny Rotten | Vivienne Westwood et Malcom

     

    Sex Pistols

    Johnny Rotten rencontre Sid Vicious. Ils vivent dans un squat et jouent de la musique dans le métro pour se faire un peu d'argent.

    Ils rejettent le système et affichent clairement leur anticonformisme à travers leur look (t-shirts troués, choquants épinglés etc.) et leur musique (ils jouent mal, se moquent de la technique et braillent pour mettre l'accent sur le message qu'ils veulent faire passer.)
    Tous 2 fréquentent Sex, une boutique de t-shirts trash, qui ressemble à un sex shop. Sex est tenue par Vivienne Westwood et Malcom MacLaren. Ce dernier deviendra leur manager.
    Ils y rencontrent Paul Cook et Steve Jones et fondent les Sex Pistols.

    Les Sex Pistols jouent mal et s'en foutent. Ils cherchent à choquer les masses à travers leur musique, leurs textes, leur style et leurs innombrables provocations. Ils veulent surtout dénoncer l'hypocrisie de la société anglaise qu'ils jugent bourgeoise et dynamiter le système, ce qu'ils font avec une certaine dose d'humour trash - Anarchy in the UK.

    The Clash

    Joe Strummer et Mick Jones sont eux issus de familles plus bourgeoises.
    L'un est proche du mouvement anarchiste, l'autre vit en marge de la société et passe son temps à écouter du rock. Ils sont rejoints par Paul Simonon, qui apportera des touches jamaïcaines au son du groupe.
    The Clash est un groupe plus politique, qui appelle à l'action politique, notamment avec des chansons comme White Riot.

    C'est donc Sid Vicious qui devient l'incarnation du Punk
    Les Sex Pistols multiplient les provocations et deviennent malgré eux un symbole pour toute une génération.
    C'est la culture du "Ni dieu, ni maître" mais aussi du FUCK, du fuck off, du fuck you, du fuck fashion, du fuck everything!
    Contre-culture qui s'exprime aussi à travers le t-shirt trash, que l'on porte troué, déchiré, avec plein d'épingle à nourrice ou à l'envers. Il s'agit d'exprimer à l'extérieur, par le vêtement, ce que l'on ressent à l'intérieur.

     

    A la fin des années 70, le punk finit lui aussi par devenir quelque part mainstream. La montée du chômage, les positions fascistes du Royaume-Unis, puis l'arrivée au pouvoir de Thatcher etc. de nombreuses personnes s'identifient au punk, à sa culture, son rejet du libéralisme et du racisme.

    t-shirts punk Joe Strummer

     Joe Strummer - The Clash

     

    ANNEES 80

    La technique du transfert est abandonnée. En effet, les dessins imprimés résistent peu ou pas, aux nombreux lavages en machine. On revient donc à la sérigraphie qui est beaucoup plus résistante et adaptée.


    Le t-shirt poursuit son évolution, il conserve et transmet son "bagage historique et culturel" qui continue de s'enrichir au fil des années.
    Les contre-cultures devenues mainstream les décennies précédentes, retrouvent leur place de sub-cultures. Les punks, tous comme les amoureux des sixties sont toujours là mais son minoritaires et disséminés aux quatre coins du monde, mais continuent à afficher leur appartenance, leurs valeurs, idées, opinions etc.


    A partir des années 80, le t-shirt devient peut-être moins "revendicatif" et un peu plus "affectif." L'esprit contestataire laisse peu à peu la place à l'affichage de ses goûts culturels, artistiques ou musicaux. Il devient en effet de plus en plus fréquent d'acheter un t-shirt à un concert, d'acheter des pièces de son groupe ou artiste préféré.
    Il est maintenant dans toutes les garde-robes. On peut le porter blanc, de couleur, uni ou imprimé. On peut à travers lui exprimer ses opinions, ses goûts ou le porter tout simplement pour son aspect confortable, casual.
    Devenu tellement populaire que de plus en plus de marques s'en servent comme d'un support publicitaire. Les logos et slogans fleurissent un peu partout (t-shirt Adidas, t-shirt Nike, 7up etc.)

    Mais les années 80 comme les décennies précédentes, sont aussi très riches et voient de nouvelles sub-cultures émerger ou se développer.

    t-shirt publicitaire fido dido 7up années 80

    t-shirt 7up Fido Dido

     

    Skate

    Même s'il est né à la fin des années 50 aux Etats-Unis, le skate et sa culture se démocratisent surtout dans les années 80.

    Passé du statut de loisir à celui de sport, il débarque en Allemagne au milieu des années 70 où il rencontre un franc succès.
    En 1981, le magazine Trasher est crée et la culture du street skate est en pleine expansion. Les skateparks sont de plus en plus nombreux et des skateshops fleurissent un peu partout. On n'y trouve pas seulement des planches, mais aussi des articles footwear et streetwear dédiés au skate.
      Le skate est bien plus qu'un sport, c'est une philosophie, un mode de vie: anticonformisme, liberté, rejet des responsabilités, esprit contestataire, recherche de sensations etc.
      Le t-shirt doit donc répondre à des exigences physiques et sportives tout en véhiculant un certain message. Il doit être confortable, fonctionnel, et pratique, mais également exprimer "la fuck attitude." La culture skate a hérité de certains codes du punk, de la culture "drugs, sex and rock n'roll." Du "fuck you ou fuck off" on passe au "we don't give a fuck."
      C'est l'âge d'or des marques de skate comme Powell Peralta, Santa Cruz, Vision etc.

      t-shirts skate powell peralta santa cruz

      Kids (film) | t-shirt Powell Peralta | Tony Hawk | t-shirt Santa Cruz

       

      Post punk | Cold wave | Batcave | Gothique

      Les années 80 sont aussi les années des mouvements post punk, cold wave, batcave, new wave, gothique, dark wave, indus etc.
      Il serait trop long de lister et de détailler ici tous ces mouvements musicaux et subcultures qui coexistent pendant cette décennie et qui sont parfois à tord tous mis dans la même catégorie et étiquetés comme "culture gothique".

      Ce que l'on peut dire, c'est que ces subcultures, certaines plus romantiques que d'autres, sont attachées à une imagerie et des ambiances plus sombres:

      • la mélancolie, le désespoir, les ténèbres, l'angoisse, l'amour, la mort...
      • des figures archétypales comme le vampire, la sorcière, le monstre...
      • la magie, le mysticisme, le druidisme...

      Le noir est de rigueur et s'oppose aux couleurs flashy, pas toujours du meilleur goût il faut bien le reconnaître, de certains fans de pop, de 2 flics à Miami ou de t-shirts Waïkiki...

      histoire du t-shirt gothique

      Bahaus | Nick Cave | Siouxsie | Depeche Mode

       

      Hip Hop

      Né dans le Bronx, dans les années 70, le hip hop est lui aussi en pleine expansion et devient le mouvement culturel dominant dans les communautés urbaines noires et hispaniques aux Etats-Unis. Il s'agit avant tout de dénoncer le racisme et les violences institutionnelles / sociétales envers les communautés issues de l'immigration, à travers des textes ou des graffs percutants.

      Culture urbaine très riche, le hip hop repose sur plusieurs éléments: le rap, de Djing, le graffiti, le human beatbox et le b-boying. Eléments que l'on retrouve sur les t-shirts, qui doivent être comme pour les skateurs, confortables, pratiques et fonctionnels.

      Avec l'expansion du hip hop et de la culture street en général, le t-shirt change de forme, s'élargit. On le porte de plus en plus ample.

      histoire du t-shirt hip hop

      Le Hip Hop | Ice T | Run DMC et les Beastie Boys | Public Ennemy | Spike Lee

       

      ANNEES 90

      Grunge

      Les années 90 sont culturellement marquées par le mouvement et la scène grunge de Seattle.
      Nirvana et plus particulièrement Kurt Cobain sont l'incarnation de cette nouvelle contre-culture.

      Musicalement proche du rock alternatif, le grunge, devient la culture de toute une génération - la génération X.

      Le grunge est avant tout un état d'esprit, une philosophie - refus du consumérisme -rejet du système, des normes - pessimisme, angoisse, humour noir, auto-dérision - rejet du culte de la personnalité, des responsabilités, "de la carrière, la maison, la voiture" - rejet du racisme et de l'homophobie etc.
      Les geeks, les weirdos, les queers, les gros, les maigrichons: tout le monde trouve sa place.
      On se fout de tout, de la mode et de toutes celles et ceux qui se prennent trop au sérieux en général. Le uncool devient cool.

      On achète ses fringues en friperies ou au supermarché - on s'en fout ! On porte des vieilles baskets ou rangers, des chemises en flanelle récupérées à droite et à gauche, et on use ses jeans jusqu'au bout.
      On peut porter les t-shirts qu'on veut, t-shirts de groupes, t-shirts unis ou imprimés, on peut dessiner sur son t-shirt, le déchirer... On peut porter les t-shirts les plus kitch, avec des chatons si on veut... Larges, étroits, courts ou longs, masculins ou féminins - on s'en fout !

      Mais comme à chaque fois, la contre-culture finit par devenir ce qu'elle dénonce et combat: la nouvelle norme. Très vite on voit des chemises de bucheron partout, des rangers toutes neuves et bien cirées, des jeans neufs faussement usés et troués qui sont vendus une fortune.

      années 90 mode grunge Kurt Cobain

      Le Grunge, Kurt Cobain

       

      Gangsta rap

      Les années 90 sont également influencées par la culture du gangsta rap, qui découle du hip hop et reprend les codes de la culture des gangs de la côte ouest des Etats-Unis : l'argent, les femmes, la haine de la police, la drogue, la guerre des gangs, le combat contre le racisme etc.

      Le t-shirt est porté oversize, avec des imprimés de feuille de canabis, de dollar, ou de noms de gangs, de groupe de rap ou aux couleurs d'équipes de basket.
      Le t-shirt est souvent recouvert de bijoux, de chaînes en or.
      La tendance bling-bling émerge.

      hip hop bling bling Snoop dogg

      Le Bling Bling | Snoop Dogg | 50 Cents

       

      ANNEES 2000

      Bling Bling

      C'est l'époque du bling-bling. Il s'agit de montrer par tous les moyens qu'on est plein aux as, de porter les t-shirts les plus chers possible et de les recouvrir de bijoux en or eux-mêmes ornés de diamants.
      Le t-shirt doit être propre, la coupe un peu moins oversize, le tombé de tissu et la matière impeccables. Les dessins, graphiques et slogans sont remplacés par les logos de marques de luxe qui s'affichent de plus en plus grand sur les t-shirts. C'est la surenchère, il faut tout faire pour générer l'envie la jalousie.
      Côté féminin, les t-shirts rapetissent, ils sont beaucoup plus près du corps, plus moulants, beaucoup plus courts aussi.
       

      Hipster

      Durant les années 2000 on assiste aussi au développement de la culture hipster.

      Un peu bourgeois bohèmes, les hipsters reprennent de nombreux codes de la beat generation. Ils cherchent à se démarquer de la société de masse, en affichant leurs convictions écolos et une culture artistique, musicale et littéraire la plus "pointue" possible.

      Les cheveux, la barbe ou les moustaches sont hyper travaillés, des wayfarer sur le nez, ils adoptent un look de dandy écolo-chic. Il s'agit d'être encore une fois le plus pointu possible, d'afficher son raffinement mais aussi sa virilité, de trouver l'équilibre parfait entre le vintage et la modernité ultra connectée.

      Les t-shirts sont chinés, vintage, sont parfaitement ajustés, plus près du corps sans être moulants, les manches légèrement relevées pour laisser entrevoir les tatouages eux aussi qui se veulent "ultra pointus." 

      t-shirt hipster

      Le hipster

       

      T-shirt collaboratif / Personnalisé / Print on Demand

      Grâce à internet et au développement des logiciels de graphisme comme Photoshop ou Illustrator qui sont devenus plus accessibles en terme de prix mais aussi d'utilisation, il est de plus en plus facile de devenir graphiste et de produire ses propres designs.

      On voit se développer de nombreux sites dits collaboratifs, où des graphistes proposent leurs designs, qui sont ensuite soumis aux votes des internautes. Les designs qui récoltent le plus de suffrages sont ensuite imprimés sur les t-shirts commercialisés directement sur le site internet.

      On voit également des shops de personnalisation de t-shirts fleurir un peu partout.
      Le concept est assez simple, un peu comme dans les années 60, on choisit un dessin : motif sur catalogue, la couleur d'impression et le t-shirt qui doit servir de support. On paie et on passe récupérer son t-shirt personnalisé.
      On peut aussi faire imprimer des t-shirts avec des messages personnalisés pour des événements particuliers ( anniversaire, enterrement de vie de jeune fille, mariage, naissance, retraite etc.)

      Aujourd'hui internet est encore plus performant, les sites, les plateformes et applications offrent encore plus de possibilités en terme de créations, de canaux de vente mais aussi de publicité (notamment depuis le développement des réseaux sociaux.)
      Il existe également de nombreux logiciels ou applications gratuites ou au prix dérisoire, qui permettent à tout le monde de s'improviser graphiste.
      Les nombreuses plateformes de PoD - Print on Demand, permettent de vendre directement ses créations sur internet sans intermédiaires et sans engager de frais si ce n'est peut-être celui de la création d'un site web d'allure plus professionnelle et plus personnalisée.
      Les réseaux sociaux permettent eux de faire sa pub et de mettre en place un storytelling efficace.

      Toutefois de nos jours ce marché semble s'essouffler et commencer à saturer.
      Après les copies de copies,le vol de designs, les dessins et slogans de mauvais goût, les t-shirts de mauvaise qualité ou mal taillés, les mauvaises impressions, les problèmes de livraison (les plateformes de PoD étant à l'étranger), les "drop shippers" pas toujours honnêtes, les arnaques en tout genre... tout cela semble annoncer la fin de ce système de production. D'autant plus que pour être visible sur internet, notamment sur les réseaux sociaux, à moins d'être mal intentionnés ou de spammer, il faut maintenant passer par la publicité payante !

       

      On assiste par ailleurs à une évolution des mentalités, des consciences, les questions d'environnement et d'écologie occupant de plus en plus de place, de nombreuses personnes commencent à consommer différemment, plus local, bio ou de seconde main. Est-ce la fin programmée de la fast-fashion ?

      On observe également dans notre société occidentale le retour des t-shirts à messages ou t-shirts politiques (par exemple les supporters de Trump.)

      Le t-shirt a aussi ces dernières années beaucoup évolué au niveau des matières utilisées pour sa fabrication. A la base en coton, il se décline aujourd'hui en lin, en viscose, en jersey, en stretch etc. De nombreux tissus très techniques ont également fait leur apparition pour améliorer les performances des sportifs.

      Bref, l'évolution du t-shirt est loin d'être terminée ! 


      Partager ce message



      Message plus récent →